Fécondation in vitro et AMH très basse : Peut-on encore espérer une grossesse ?

L’hormone antimüllérienne (AMH) est comme un “baromètre” de la réserve ovarienne. Plus son taux est élevé, plus une femme a de chances de produire des ovules en quantité suffisante pour une fécondation in vitro (FIV). Mais que se passe-t-il quand l’AMH est très basse ? Peut-on encore espérer une grossesse ?

Pourquoi l’AMH est-elle importante pour la FIV ?

L’AMH aide à prédire la façon dont les ovaires vont réagir à la stimulation en FIV. Un taux faible signifie souvent moins d’ovules produits, réduisant les chances de succès. Mais ce n’est pas une fatalité, car d’autres facteurs comme l’âge et la qualité des ovocytes comptent aussi.

Quelles sont les chances de réussite en FIV avec une AMH très basse ?

Les patientes avec une AMH inférieure à 0,5 ng/ml ont des taux de grossesse plus faibles que celles ayant une AMH normale. En moyenne, 13 à 17 % des patientes obtiennent une grossesse, contre environ 38 % pour celles avec une AMH plus élevée.

Est-ce que l’AMH très basse signifie un échec garanti ?

Non. Certaines femmes, notamment celles de moins de 35 ans, ont encore des chances raisonnables de concevoir, même avec une AMH très basse. Leur taux de grossesse peut atteindre 27 %, grâce à des traitements adaptés.

Comment l’équipe traitante peut-elleaméliorer les chances de succès ?

  • Personnalisation du traitement : Elle adaptera les doses de stimulation ovarienne.
  • Prétraitement hormonal : Elle utilisera des compléments alimentairescomme la DHEA pour booster la réserve ovarienne.
  • Optimisation du transfert embryonnaire : Elle ne gardera que les meilleurs embryons pour le transfert.
  • Exploration d’autres techniques : Certaines patientes peuvent bénéficier de la maturation in vitro (MIV).

En somme : Faut-il abandonner l’idée d’une grossesse ?

  • Les femmes avec une AMH très basse ne doivent pas perdre espoir.
  • Avec une approche personnalisée et des techniques adaptées, certaines réussissent à tomber enceintes.
  • Le plus important est d’être bien accompagnée par des spécialistes qui sauront proposer les meilleures options.

Principales sources:

– La Marca A et al. The use of ovarian reserve markers in IVF clinical practice: a national consensus. GynecolEndocr. 2016;32:1-5.

– Sefrioui O et al. Les taux de succès en FIV pour les patientes avec une AMH extrêmement basse. Revue de Médecine Générale et de Famille. 2024;31:159-164.

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